27 août 2013

Publié le par Christophe Les Destoletes

 

Je prends enfin le temps et le courage de t’écrire. On n’écrit plus de nos jours, mais c’est le seul moyen pour moi d’être encore un peu avec toi, même si je sais que tu ne me répondras jamais.

C’est bizarre, cette lettre que j’écris alors qu’ici les mots ne me sont plus rien et que depuis que je t’ai quittée, je parle de moins en moins, n’ayant plus quiconque à présent à qui parler véritablement.

Si tu savais comme ici les journées sont lassantes, les mers insipides et la vie sans relief.

Je m’en veux tellement de ne penser qu’à toi, sachant que c’est en vain, et que de penser à toi me laisse à penser que je trahis tout.

Mais voilà, seule toi compte à présent, et j’aimerais te partager avec les deux seules personnes que j’aime, mais c’est impossible, résolument.

 

Alors il ne me reste que ce leurre, ce faux-espoir, t’écrire vainement pour ressasser ces bonheurs que j’ai connus avec toi et que je regrette sans fin parce que j’ai dû faire ce choix de « ne plus y penser ».

Décemment je ne peux même terminer ma lettre par des mots d’amour ou des embrassades… Je ne te dis juste que « à bientôt » sachant que c’est à moi et à moi seul que je mens.

CD

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Publié dans Correspondance

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