Es Vedra
Soyons morts à nous-mêmes, Et n’aimons plus quiconque. Soyons morts à nous-mêmes, Et n’envions même plus Les voiles des voiliers Ce qui nous faisait rêver Oublieux du Vedra qui pointe là-bas.
Mes poèmes (à tire larigot), du dépit (un peu), de l'autobiographie (déguisée sans doute), des souvenirs (à l'envi) et de l'amour déçu.
Soyons morts à nous-mêmes, Et n’aimons plus quiconque. Soyons morts à nous-mêmes, Et n’envions même plus Les voiles des voiliers Ce qui nous faisait rêver Oublieux du Vedra qui pointe là-bas.
J’ai fait tout ce qu’il faut Pour être seul Renié des gens et des lieux, des sensations. Renoncé à l’amour par amour, Jusqu’à être absent des cadres de la chambre et du salon.
N’aimons plus quiconque Restons de glace précautionneux comme la pluie N’aimons plus personne et quittons nous nous mêmes Ne soyons plus de rien Soyons de nulle part
A trop taire, les mots ont perdu l’habitude de sortir. Et j’étouffe, et j’enrage de ne plus arriver à te dire les choses simples, que tu es belle, que je t’aime, que j’adore te voir bien t’habiller et que je désespère te ne pouvoir te le dire comme il...
Toutes ces distances relatives, ces espaces désertés, tièdes à l’aspect de tissus plissés, petites collines de draps à peine froissés sont le lit, le pays, la carte sans trace où une vie sans anicroche à éteint son lent parcours. Ma rivière tumultueuse...