Comestibles la Sabina
Dans ma grenade pourrie, La mer n’a de cesse de s’éloigner.
Mes poèmes (à tire larigot), du dépit (un peu), de l'autobiographie (déguisée sans doute), des souvenirs (à l'envi) et de l'amour déçu.
Tout ce que l’on veut faire changer, avancer, nuancer, pour les rires des enfants et tout ce système qui nous force à marcher au pas, pour le rire des enfants.
Pris dans une boîte crânienne, je ne suis rien d’autre que le rêve de moi-même... Juste un exil en moi.
A bien observer tous les gens, leur doutes, leurs chemins de croix, leurs mesquineries, leur dos qui se voûte, je ne sais pas ce que je fous là. Si je regarde ma femme et puis mon fils qui grandit, jusqu’à ma fille avec ses premières dents, je me demande...
Les pavillons sont donc la canopée de nos rêves d’amour, le lieu d’élection de nos vies doucereuses et suaves.
J'en ai vu des bateaux, des avions des îles et des filles en string sur la plage. Tout ce silence Je les ai imaginées ces voiles, ces vagues ces rondeurs Toutes ces réponses, Et cette indifférence Mes doigts de verre, mon souffle court Mon cri sans é...
Comment font-ils ? Il y a les rêves, la candeur et la douceur des peaux. Comment font-ils ceux qui s’aiment ? Il y a nos désirs, les dentelles et les bisous dans le cou. Comment font-ils, main dans la main pour arpenter l’avenue Dauphine le regard dans...
Notre monde, que tout soit lisse, propre et neuf. L'idéal trouvé dans les grands magasins. Notre monde, nos rêves et ces agencements. Apanage de nos solitudes ténues.
Je ne suis qu’un lieu, un endroit de passage, un pont où se croisent incertains, des gens à la mine défaite, à la triste figure, au regard vide, inchangeant.
Ce qu’il vous faut, je le sais, c'est un lavage de cerveau… Mes cahiers, mes notes, mes mots sont les instruments, les traces, la mise en œuvre de ce lavage de cerveau, de cette destruction de la poésie, de cette aliénation du langage, de ce nivellement....